La violence dans les fréquentations :
le problèmeQu'est-ce que la violence dans les fréquentations?
La violence dans les fréquentations est la violence sexuelle, physique ou psychologique qu'un partenaire exerce sur l'autre dans des fréquentations de type amoureux lorsque les deux personnes n'habitent pas ensemble.
Quelle est l'ampleur du problème?
Il semble que le problème soit répandu. Le cas survient plus fréquemment que ne l'indiquent les statistiques parce que la violence dans les fréquentations est rarement signalée aux autorités. Cependant, on fait de plus en plus de recherches à ce sujet auprès des étudiants des écoles secondaires, des collèges et des universités. Voici en résumé certaines conclusions importantes que l'on a tirées.
- En 1987, une étude menée auprès de 304 étudiantes de niveau secondaire à Toronto a permis de constater qu'une jeune fille sur cinq avait été victime d'au moins une forme de violence dans ses fréquentations amoureuses.
- Selon une étude réalisée en 1988 à l'Université York, à Toronto, 31 % des hommes et 22 % des femmes estimaient que c'est la faute de la femme si elle laisse la situation déraper et si son partenaire la force à avoir des rapports sexuels.
- Les résultats suivants d'une enquête portant sur plusieurs campus universitaires au Canada ont été publiés dans l'Edmonton Journal le 9 février 1993 (p. B1) : 81 % des femmes interrogées ont affirmé avoir été victimes de violence psychologique, physique ou sexuelle de la part des hommes qu'elles avaient fréquentés au cours de l'année précédente.
Les faits à prendre en considération
- Le taux de signalement des « viols par une connaissance » est très faible : il est estimé à 1 %.
- Les victimes d'agression sexuelle sont beaucoup plus susceptibles de signaler le crime lorsqu'il a été commis par un étranger plutôt que par un ami ou un partenaire.
- Bien des gens ne reconnaissent pas le « viol par une connaissance » comme une agression sexuelle et un crime et blāment donc à tort la victime pour avoir excité l'agresseur.
- L'alcool ou la drogue jouent souvent un rôle dans les « viols par une connaissance ».
- Dans le cadre d'une enquête menée auprès d'élèves de 6e année et de Secondaire I et II, un très grand nombre d'élèves estimaient qu'il est acceptable qu'un homme force une femme à avoir des rapports sexuels s'ils se fréquentent depuis plus de six mois.
Tāche : Discutez des affirmations suivantes avec les autres membres du groupe d'experts
- Cela n'arrive pas aux « bonnes » filles.
- Les filles font semblant d'aimer les rapports sexuels pour obtenir de l'amour; les garçons font semblant d'être amoureux pour avoir des rapports sexuels.
- Puisque les hommes semblent avoir des attitudes plus désinvoltes vis-à-vis des rapports sexuels, il est particulièrement important que les femmes établissent clairement les limites.
- La loi est « idiote » : elle ne tient aucun compte de la puissance des hormones māles quand elle prescrit : « QUAND C'EST NON, C'EST NON ».
- Il vaut mieux avoir un conjoint violent que de ne pas avoir de conjoint du tout.
- L'agression est une question de pouvoir et non pas une question de passion.
Source : Les données sont tirées d'une fiche d'information intitulée Dating Violence, publiée par le Centre national d'information sur la violence dans la famille, Santé et Bien-être social Canada, Ottawa, février 1993.
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